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Famille des Labiées
Dans la même
famille : le lamier, la sauge, la menthe, la lavande, le thym, le
romarin.


bondante
en toute saison, elle mérite une place d'honneur dans nos salades
et casseroles.
Crue, nous la
consommerons avec parcimonie, comme un condiment tellement son
caractère est affirmé. Sa saveur unique, complexe et puissante,
s'harmonise avec quantité de mets salés, sucrés ou salé-sucrés.
Alors, Daniel Zenner propose à tous cuisiniers et cuisinières de
redevenir créatifs à leurs fourneaux.
Mon jardin de thérapeute travaillant sur le passé, en serait envahi,
car cette plante ramène la lumière dans le présent, suivant Jürgen
R.
Comment la reconnaître
Cette simple
plante à rhizome rampant a des feuilles opposées, pétiolées,
arrondies presque en forme de cœur, crénelées et glabres. Sa tige
velue est montante ou rampante avec racines adventives et carrées
comme celle des autres labiées. Ses fleurs au nombre de 2 à 3 à
l'aisselle des feuilles, peuvent fleurir pendant plus de trois mois,
ce qui est exceptionnel pour une si petite fleur des champs.
Confusion
possible
Servez-vous de
votre nez pour l'identifier. La confusion est éventuellement
possible avec la bugle rampante, mais cette dernière possède, comme
le lierre grimpant, des feuilles très différentes.
(1) Béchique : se dit de
remèdes contre la toux.
(2) Vulnéraire : se dit de substances propres à la guérison de
blessures.
(3) Astringent : qui resserre les tissus vivants ou diminue la
sécrétion intestinale et la transpiration.
(4) Stomachique : propre à rétablir le fonctionnement perturbé de
l'estomac.
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La petite histoire
Notre belle est
connue depuis l'Antiquité grecque. Galien la prétendait "âcre et
chaude" et Dioscoride (5) l'employait en cure de 40 jours contre la
sciatique et l'arthrose. Les Celtes et les Vikings s'en servaient
pour clarifier et conserver la bière et probablement lui conférer un
goût sauvage.
Les gosses aiment
à croquer ses feuilles qui rentraient dans la composition du thé
suisse. Ceci n'est pas étonnant puisque l'on retrouve chez les
Labiées les grandes aromatiques : le romarin, la sauge, la lavande.
Dans les campagnes, le lierre terrestre était cuit dans du lait pour
soigner les bronches. Sainte Hildegarde conseillait d'en porter des
couronnes faites de plantes entières et bouillies pour soulager les
migraines. Cette pratique disparut avec l'arrivée de l'aspirine,
plus pratique d'emploi.
Sainte Hildegarde
née en 1098 et décédée en 1179 propose de s'en rincer la tête avec
une décoction. Il éloigne les maladie du crâne et du cerveau.
Culpeper (1652) le préconise pour soigner l'œil au beurre noir.
Propriétés
médicinales
Symbole de chaleur
et de féminité, c'est l'Herbe de "Saint-Jean". Il nous ramène les
pieds sur terre, tout en nous nettoyant et en nous rappelant
l'humilité. Le lierre terrestre contient des tanins, du chicotin et
est employé contre les inflammations des voies respiratoires ainsi
que dans les cas d'hystérie et de neurasthénie. Antiseptique,
vulnéraire, astringent (3), stomachique (4), tonique, il est utilisé
depuis des millénaires.
(5) Pedanius DIOSCORIDE :
né vers 40 après
J.-C. à Anazarbe en Cilicie (dans l'actuelle Turquie) et mort vers
90 après J.-C. Médecin, pharmacologue et botaniste grec, son œuvre a
été la principale source des connaissances en matière de plantes
médicinales, depuis l'Antiquité jusqu'au Moyen-Age. On y trouve
encore aujourd'hui des références très intéressantes. |
Dans notre assiette
Les jeunes
feuilles sont agréables dans les salades avec leur parfum très
particulier, sous forme de condiment, mais également pour les soupes
et les céréales. C'est la chouchoute de Daniel Zenner. Il l'aime
pour son parfum pénétrant, envoûtant et sauvage, entre le camphre,
le menthol, la chlorophylle, la citronnelle et les senteurs d'humus.
Son goût légèrement amer sui donne sa carrure et sa charpente.

Glechoma hederacea
Indications
En usage
externe : contre les abcès et les furoncles, en cataplasme.
En usage interne :
* contre les bronchites chroniques et l'asthme,
* l'atonie gastrique,
* les affections urinaires et en particulier les lithiases
(calculs),
* les leucorrhées.
Mode d'emploi (usage interne)
*
Infusion : une cuillerée à dessert par tasse d'eau. Infuser 10
minutes, 3 ou 4 tasses par jour, entre les repas.
* Suc de la plante fraîche : 40 à 50 grammes par jour.
* Alcoolature : 2 cuillerées par jour.
* Mélange pour bronchites, asthme, cystites :
millepertuis, lierre terrestre et racine d'aunée à parties égales :
une cuillerée à dessert dans une tasse d'eau bouillante. Infuser 10
minutes, 3 tasses par jour, avant ou entre les repas.
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