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'ortie
est l'une
des plantes les plus connues. Comme dit François Couplan, "s'il ne
devait rester qu'une plante, il nous faudrait l'ortie." Elle suscite
aujourd'hui un regain d'intérêt, et commence à apparaître timidement
sur les tables des grands cuisiniers. C'est celle qui aura reçu le
plus d'herbicides, mais la plus magnifique. Elle a pour elle de
contenir deux fois plus de protéines que le soja et les huit acides
aminés essentiels que l'homme ne peut synthétiser.

Comment la reconnaître
Vivace de 60 cm à 1,50 m, à tige
quadrangulaire velue, rougeâtre, très fragile, se cassant comme du
verre. Elle est recouverte de poils se cassant au toucher et qui
libèrent un poison complexe. Les feuilles sont opposées, pétiolées,
ovales en cœur, bordées de dents triangulaires, vert foncé.
Les fleurs,
minuscules et
vertes, sont réunies en minuscules grappes lâches et pendantes.
Mâles et femelles ont des pieds différents (dimorphisme sexuel).
La floraison se déroule de juin à octobre. L'ortie se multiplie
par rhizome rampant très développé.
Confusion possible
La confusion peut se faire avec les
sept espèces du genre en Europe, dont 4 en France et dont 2 sont
protégées en Bretagne. Aucune autre plante n'est pourvue de poils
urticants dans notre flore européenne. Il s'agit principalement de
l'ortie brûlante
(Utica urnes
L.), petite plante annuelle commune (qui périt tous les ans dans
les décombres et les lieux cultivés ; appelée ortie Grièche.
Dans notre cuisine
Accompagnant l'homme depuis des
millénaires, les orties étaient largement consommées dans
l'Antiquité romaine. Ses vertus furent célébrées par Catuelle qui
estimait qu'au sortir de l'hiver, elles seraient excellentes pour
l'organisme. Pline conseillait aussi d'en manger du 21 mars au 20
avril !
Le Larousse Ménager de 1926 affirme
que "les jeunes pousses d'orties remplace avantageusement les
épinards, qu'on en fait un potage très apprécié en Suisse et qu'elle
constitue, fanée, un excellent fourrage pour les canards et les
bestiaux". Autrefois, elles étaient employées dans la fabrication du
pain et de la bière.
Les jeunes pousses d'ortie,
composées de quelques feuilles terminales, se consomment crues,
ajoutées aux salades, coupées finement et mêlées à d'autres plantes
avec une sauce, elles ne piquent plus ; ou cuites en soupe, soufflé,
quiche, beurre etc. Il est préférable de ne ramasser que les jeunes
pousses !!!
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En macération de 12
sommités d'ortie, en 8 heures dans 1 litre d'eau de source, à boire
de préférence le matin à jeun.
-
Avec pommes et
oléagineux, le matin : rouler au rouleau à pâtisserie 6 sommités
pour en extraire le jus, puis les passer à la moulinette manuelle à
persil. Bon appétit !
-
Soupes et autres
utilisations cuites.
Soupe d’orties pour 2 personnes :
- 4 bons bouquets de sommités
– 2 pommes de terre ou navet l’hiver
- sel marin
- 2 oignons à faire revenir à l’huile d’olive
- 1 courgette petite
Particularité : mettre en 3 fois
les orties lavées : 1/3 en début de cuisson ; à mi-cuisson ; 5 min
avant d’éteindre. Bon appétit.
Voir le livre
« Saveurs d’Orties » de Annie-Jeanne et Bernard BERTRAND-Ed de
Terran
Etymologie
Ortie piquante :
Urtica, de
urere, brûler, parce que l'Ortie est couverte de poils très
fins, raides et pointus, lesquels s'attachent à la peau de ceux qui
la touchent, et en la pénétrant font sur leurs nerfs la même
impression de douleur que si la partie avait touché à du feu.
Consacrée à Thuntas, dieu du tonnerre et du mariage chez les
Germains. Un proverbe hongrois dit que le tonnerre ne touche pas les
Orties car c'est ici diable contre diable.
« Appelée
par les Chaldéens Royb, par les Grecs Olivibus ; qui tiendra cette
herbe dans sa main avec du millefeuille n’aura point de peur, et ne
sera point effrayé à la vue de quelques fantômes » (Albert le
Grand). Plante acide (Méd. Chinoise). « ça le démange partout » (Key
notes)
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Propriétés
médicinales (résumé)
Signature : les milliers de petits
piquants qui sont sur ses feuilles montrent qu'elle est bonne pour
les tiraillements et aussi les brûlures d'intestins.
Les pousses sont riches en vitamine C. Les feuilles
ont un effet diurétique et agissent sur le métabolisme. Antidote des
repas trop copieux de coquillages. Elle est liée au fer, qui
va réguler le potentiel Fer en nous. Elle resserre l’aura jusqu’à
comprimer le 4ème chakra cardiaque central, la source
d’Eau-Vive, et faire passer l’énergie jusqu’au Sanctuaire de la tête
où siège le Grand-Prêtre : la Pinéale.
Aide le Moi à
s’incarner et à accepter de briser les distances avec l’entourage.
Toutes les orties sont chaudes et
dessicatives, de parties ténues, apéritives, incisives,
abstersives, émollientes, diurétiques, lithotriptiques (brisent
les calculs) et l'antidote de la Ciguë et de la Jusquiame.
-La racine de la Grande Ortie est recommandée contre la
jaunisse ;
-l'herbe sert contre la gangrène bue en forme de
décoction,
-les sommités mises en
potage ou en salade, lâchent le ventre, détergent les reins,
poussent le calcul, avancent l'expectoration, et
l'éruption de la rougeole ; elle est bonne pour les poumons
et la phtisie, pour la gravelle (gravier) des reins et
de la vessie, pour purifier le sang, pour la goutte,
pour le rhumatisme.
- Le suc d'Ortie,
surtout celui de la Grande, est un remède assuré contre les
hémorragies, soit de la bouche, du nez, des hémorroïdes,
et d'autres endroits.
-La semence de l'Ortie Romaine est utilisée dans les
affections des poumons, l'asthme, la toux opiniâtre, la
pleurésie, et la péripneumonie.
Usage externe
En gargarismes, l'Ortie guérit
l'inflammation de la luette ; le suc de la Petite Ortie mis dans le
nez corrige la gangrène ; les frictions avec l'Ortie piquante
attirent le sang aux parties et remédient à l'atrophie. Les feuilles
d'Ortie pilées avec un peu de sel et appliquées sont bonnes aux
morsures de chiens, aux gangrènes, chancres, aux ulcères malins et
sordides, et aux parotides.
Un
peu d'histoire !
Les légions de Jules César, s'en
frottaient le corps lorsqu'ils débarquèrent en Grande Bretagne, afin
de se réchauffer. Pétrone disait qu'elle augmentait la virilité de
l'homme.
Oubliée des vieux grimoires au
Moyen Age, elle réapparaît chez l'alchimiste herboriste Alberti
Magnus XVe siècle, en partie comme plante en décoction pour attirer
le poisson en rivière.
Autrefois, elle servait, en
décoction de feuilles saturée de sel pour coaguler certains
fromages.
Comme colorant de la laine par la
teinte jaune verdâtre des tiges, et par tissage elle permettait
d'obtenir des cordes très résistantes, des tissus (comme le chanvre)
en particulier dans le Nord de l'Europe.
Pour les
animaux, elles sont données avec des pommes de terre pour démarrer
les poussins. Bien que les animaux ne la mangent que fanée, D.
Zenner a vu une vache en brouter avant de vêler, et un âne malade
s'en gaver à l'état fraîche.
Si l'ORTIE m'était contée !
Les Orties croissent dans les lieux
incultes, dans les haies, aux abords des ronces dans les prés, aux
endroits sablonneux, contre les murailles et aux jardins, partout où
l'homme est passé.
- Les parties utilisées sont la
racine, la semence de la Grande, elle se récolte en août. Les
feuilles de la Petite ; et la semence de la Romaine.
Les orties contiennent de sels et des huiles essentiels
(voir descriptif J. Valnet).
- L'huile d'Olive
guérit facilement les piqûres des
Orties.(et le plantain)

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Anthroposophie
Plante rythmique par excellence,
son domaine foliaire est prépondérant, les fleurs et les racines
pratiquement inexistantes. La plante se complait dans une éternelle
répétition sans parvenir à une métamorphose décisive. Les éléments
prépondérants sont la tige et les feuilles, rencontre eau/air. Les
feuilles sont extraordinairement réceptives au jeu de la lumière et
de l'ombre, de l'humide et du sec environnants. Les plantes poussent
dans les lieux frontières où nous trouvons une interaction et un
équilibre entre la lumière et l'obscurité, l'eau et l'air, donc
entre l'éthérique et l'astral. Son suc dans les narines arrête les
saignements de nez. C'est la plante du sang, du Moi, de
l'assimilation (vert chlorophylle-rouge sans). Sur un endroit qui a
été cultivé puis abandonné l'Ortie pousse comme pour rééquilibrer
(par sa puissance rythmique) ; elle se plaît à habiter les lieux où
l'homme est passé. Epée plantée dans le sol, sa force vitale
éthérique est si vigoureuse qu'elle maîtrise complètement
l'irruption de l'astral. Relation Matricaire (plante vénusienne) et
l'Ortie (plante martienne).
Salerne :
"De longs vomissements elle adoucit
l'effet ;
Du sommeil disparu rappelle le
bienfait ;
La semence emmiellée apaise la
colique,
Sa fréquente boisson calme la toux
chronique ;
Réchauffe le poumon, amollit la
tumeur ;
D'articulation
guérit toute douleur."
Nutriments
L'ortie est la
plante verte la plus riche en protéines : jusqu'à 40 % de son poids
sec, plus que le soja, d'excellente qualité puisque équilibrées en
acides aminés. Elle est dépurative, tonique et astringente. Ses
feuilles sont aussi très riches en provitamine A et en vitamine C.
Encore l’ortie en soins
CATAPLASMES
contre les inflammations
Passer les orties fraîches au
hachoir, jusqu’à obtenir une bouillie ; enduire les points
douloureux (rhumatismes…) et couvrir avec des compresses. Laisser
appliquer au minimum 30 min. Il est également possible de mélanger
la bouillie d’ortie avec de l’argile verte : 4 c à soupe d’argile
pour 4 c à soupe de bouillie d’ortie.
Lotion pour les
cheveux
Prendre 2 belles poignées de
feuilles fraîches d’ortie (ou 60 g de feuilles sèches). Mettre la
plante dans 1 litre d’eau froide, chauffer, et laisser bouillir
doucement pendant 10 min. Laisser infuser jusqu’à refroidissement.
Filtrer la décoction. Utilisez en dernière eau de rinçage. Laisser
sécher de préférence vos cheveux à l’air libre.
Lotion
antipelliculaire :
Laissez macérer 50 g de feuilles
d’ortie dans 50 cl de rhum blanc agricole pendant 3 jours. Filtrez.
Frictionnez-vous le cuir chevelu tous les matins avec cette
préparation.
Composition des feuilles
:
(en g pour 100g)
Eau
→
80
Protides →
8
Glucides →
9
Lipides →1
Calories (kcal/100g)
→ 82
(en mg pour 100g)
Ca
→ 630
P → 105
Fe →7.8
K → 410
Mg → 71
(en UI/100g)
Vit. A
→
7000
Vit C →
333
Vit B1 →
0.15
Vit B2 →
0.15
Vit PP → 0.6
Psycho-existentiel
Angoisses de l'environnement,
allergie à l'autre, contact animal. T.Céron Elixir Spagérique
La personne allergique à l’autre, à
ce qui vient s’humaniser sur terre. Indolence. Surprend par sa façon
de venir et de partir. Quitte un lieu , une ambiance,
se fait oublier et revient à la surprise générale. Celui qui
rêvassant est « piqué de feu », poussé à se mettre en mouvement, à
faire circuler la nouvelle chaleur vitale jusque dans ses actes, son
corps.
L’Elixir Spagirique atténue les
divorces, les tension, les conflits, les sentiments de trahison
vécus dans la roue du temps. Bon redynamisant du corps vital. Les
choses souillées, abandonnées sont assumées avec force et vitalité
afin de changer
positivement l’environnement.
Indiqué pour les psychoses obsessionnelles, déséquilibres
émotionnels, angoisses de l’environnement et d’une manière générale
ce qui étreint le poumon. L’être prend conscience d’être en charge
d’un devoir important envers son prochain et tout ce qui est
l’homme.
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