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Avec Christine THOMAS


   Introduction

   La force vitale des plantes sauvages

   Noms français des plantes sauvages et leur correspondance botanique

   Noms botaniques des plantes sauvages et leur correspondance en français

  Titanic apicole - Abeilles : transpiration mortelle du maïs

  Les Pouvoirs de l'Oignon

   Calendrier des cueillettes
 

 
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L LA FORCE VITALE DES PLANTES SAUVAGES c

LES PLANTES COMESTIBLES DANS NOTRE ALIMENTATION

L’art d’utiliser  les plantes sauvages pour jouir d’une bonne santé est pratiqué par différentes ethnies. les Gardiens de la Terre, comme j’aime à les nommer. Chez les Celtes, les plantes sauvages étaient présentes au quotidien en tant qu’aliments et comme plantes médicinales. Ces savoirs ont presque disparu ; excepté dans le régime crétois. Nous sommes à l’aube de leurs retours dans nos assiettes

         Aujourd’hui, l’agriculture conventionnelle propose couramment une trentaine de plantes-légumes dévitalisées, surchargées d’eau et de nitrates, qui font l’ordinaire de l’humanité.  La nature sauvage elle,  nous offre une biodiversité de plus 15 000 plantes à travers la planète, une source riche en nutriments de grande qualité.

            La consommation régulière de plantes sauvages procure l’éveil de nos sens et nous apporte une énergie qui réchauffe le corps. En effet, La richesse de ses composants exceptionnels en font des aliments uniques. J’ai vu une stagiaire ayant froid aux pieds, se trouver complètement revigorée après un repas de salade sauvage et ceci à sa plus grande surprise.  

          Votre sensibilité (ressenti)  peut vous convaincre, après avoir mastiqué quelques plantes sauvages, de leurs potentiels. Voici des chiffres qui parlent d’eux-mêmes :

 

Le besoin journalier pour un adulte, en Vit C est de 75 mg
Source : lég. Cult. KÜLTURGEMÛSE / Souci und Mitarbeiter 1981/82
Source : lég. Sauv. Wildgemüse : Franke.U.Kenbook – Shneider 1981/84

            Ce tableau comparatif édité en Allemagne, est très révélateur. Nous observons, que la valeur maximum des légumes cultivés : environ 100 mg de Vit.C pour 100 g, correspond au minimum des apports des plantes sauvages.

Nous savons tous que l’interprétation des taux n’est pas la même en France qu’en Allemagne (je fais ici allusion à Tchernobyl), rigueur allemande oblige. Par comparaison, voyons quelques éléments issus du livre « Guide nutritionnel des plantes sauvages et cultivées » de Couplan, qui y détaille tous les nutriments.

 

 

 

Si certaines teneurs sont identiques d’autres varient énormément dans un sens ou dans l’autre.

     Dans tous les végétaux, la présence de vitamine C est conséquente. Seuls l’homme, le singe, les chauve-souris et le cobaye frugivores sont incapables de la synthétiser et doivent l’importer de leurs aliments.

     Nous connaissons l’importance de la vitamine C en médecines alternatives et les effets des manques en acide ascorbique : autrefois source du scorbut ; son action anti-infectieuse ; son importance pour la fabrication du collagène, du tissu osseux et de la dentine. Elle crée la cohésion de nos cellules et enfin, elle est nécessaire au métabolisme de certains acides aminés : phénylalanine, acide folique et tyrosine. Son action antioxydante jouerait un rôle important dans la prévention du cancer en entravant le développement des nitrosamines cancérigènes qui se formeraient à partir des nitrites ingérés dans les aliments ; adjuvant des hypo-vitamines, anémies, hémorragies par fragilité capillaire, fractures et ulcères. Les légumineuses germées sont un bon apport de vitamine C. Nous n’avons évoqué là que la seule vitamine C.

Alors, vivez de délicieux moments avec cette nourriture naturelle et originelle qui soutient la santé. Jeunes pousses, feuilles et bourgeons sont une mine presque inépuisable d’arômes et de saveurs libérant,  par la mastication, leurs trésors : huiles  essentielles, mucilages, saponines, tanins, minéraux, oligo-éléments ; autant de propriétés qui vont restituer l’énergie vitalisante et régénératrice pour nos cellules.

             A l’heure où certains ont pris conscience, de par la vie moderne, stress en particulier, de nos besoins en compléments alimentaires afin de combler les carences toujours plus profondes de générations en générations ; et même si certains sont  excellents pour nos apports en suppléments ; nous avons ainsi l’opportunité de nous pencher vers les herbes sauvages ; trésors de vitalité à porté de mains.

Si l’industrie pharmaceutique extrait certains principes actifs des plantes pour en fabriquer des médicaments, lorsqu’elle n’essaie pas de reconstituer les molécules par la synthèse, nous nous devons de privilégier le "TOTUM". La totalité des éléments d’une plante permettent des effets synergiques bien souvent insoupçonnés.

            « Du temps où je tenais un commerce diététique, en Haute-Savoie : « La Vie Claire,  j’avais le cas d’un client, ancien agriculteur qui descendait de la montagne (pas à cheval comme le dit la chanson, mais avec sa 2 CV ; m’a interpellé. Il était habitué à une alimentation saine grâce aux travaux de Mr Geofroy, fondateur des premiers magasins de produits naturels, après 1945. La médecine lui avait prescrit des bi-flavonoïdes de Ginkgo biloba pour ses troubles de la mémoires et vertiges. Ceux-ci ne faisant pas l’effet escompté, je lui conseillais des extraits de plantes fraiches (entière) EPF de Ginkgo biloba,  ses troubles disparurent pour son plus grand bien-être. »

             Le pouvoir pharmaceutique nous a fait oublier, pendant un temps, les plantes sauvages à disposition dans la nature. Les agriculteurs (même en biologie) et  les jardiniers les traitent de « mauvaises herbes ».

            La quantité des principaux nutriments d’un légume sauvage est de loin beaucoup plus importante qu’un légume même "en biologie".

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Comparatif nutriments en culture biologique et plante sauvage

 

Pour 100g

 

On voit là que l’attrait pour ces simples végétaux va au-delà de leurs aspects gustatifs et nous pouvons porter le plus grand intérêt à leurs valeurs nutritionnelles exceptionnelles.

             Prenons l’exemple du cynorrhodon appelé « gratte-à-poils », faux-fruit de l’églantier, qui est, suivant les espèces, de 20 à 100 fois plus riches que les oranges, en Vit. C. Au quotidien, nous laisserons une place privilégiée à l’ortie, véritable bombe diététique. Elle contient, en poids sec, plus de protéines que le soja et est équilibrée en acides aminés essentiels.  Ces protéines n'ont pas moins de valeur que celles de la viande. De récentes études ont démontré cette affirmation. La grande consoude (ci-dessous) contient de la vitamine B12 que l’on croyait absente du règne végétal, il y a encore quelques décennies.


 

Et qui croirait que la galinzoga,  qui nous vient d’Amérique du Sud, indésirable de nos jardins – présente dans la première platebande de mon potager sauvage -, est plus riche en fer que les épinards.        

 « Que votre aliment soit votre médicament » disait Hippocrate. Et pourquoi ne pas bénéficier de ces plantes sauvages aux mille vertus ? Elles sont là sous nos pieds, sans que nous ne nous en souciions.

            Il n’y a pas besoin d’adaptation pour aller vers cette « nourriture originelle » crue ; elle est inscrite en nos gênes. Rapidement, vos repas pourront être constitués d’une bonne salade sauvage agrémentée d’une céréale, de pommes de terre ou de topinambours.

            Vous pouvez aussi vous  familiariser avec toutes ces herbes sur du pain, dans la graisse végétale ou du beurre et dans les plats, si vous désirez cuisiner. 

            Comment allez-vous vous sentir en vous nourrissant de salades de plantes ?

            Vous allez être étonné du goût et de la force qui émanent de ces herbes sauvages. Un vrai menu naturel de gourmets : d’ailleurs elles ont su séduire  les grands cuisiniers qui s’y sont laissés prendre !

             La fraicheur des plantes sauvages est là, disponible toute l’année, même en hiver, malgré le givre. Même à cette période, vous pouvez  vous nourrir de la nature.

Les besoins varient pour chacun, suivant son mode de vie, son âge et son individualité. Nous sommes ici dans le « vivant » au même titre que les plantes qui se transforment sans cesse. Il serait bon de faire preuve d’intuition afin de se laisser guider à nouveau vers un équilibre personnel. Il pourra se trouver dans une grande variété végétal : légumes et fruits, légumineuses, céréales et oléagineux, qui auront une place de choix. Là où la malnutrition sévit, y compris dans les pays occidentaux,  voici une voie royale ouverte à tous.

            Si l’homme moderne s’est éloigné de la nature, de son origine et à presque oublié ce qui est naturel, par les herbes sauvages  il tend à y revenir  en  sérénité.

 

Titanic apicole

L ABEILLES : transpiration mortelle du Maïs c

Publication le 12-03-2009

Le printemps est de retour et dans les ruches, l'activité reprend. Ces insectes, dont la vie est toute entière tournée vers la production de miel, sont, avec tous les insectes butineurs, responsables de 80% de la pollinisation du monde végétal. Des insectes sociaux dont des essaims entiers sont parfois décimés.

Un printemps de tous les dangers, car boire les gouttelettes d'eau qui perlent à la surface des feuilles du Maïs peut tuer.

Les apiculteurs ont tiré depuis longtemps la sonnette d'alarme, mettant en cause l'utilisation de substances neurotoxiques dans l'agriculture, conduisant en 2004 la France à interdire le Gaucho et le Régent, et l'Allemagne y ajoutant le Cruiser. Ces trois insecticides commercialisés par la firme Bayer, sont, d'un point de vue de l'activité, identiques. Il s'agit d'agonistes de l'acétylcholine, un neurotransmetteur présent dans le cerveau des insectes, comme du nôtre.

Toute la difficulté, face à ces molécules, et de montrer l'effet délétère.

Un pas vient d'être franchi par le Professeur Girolami et son équipe de l'Université de Padoue, en Italie.

Les scientifiques se sont penchés sur un phénomène peu connu : la guttation. Il s'agit d'une forme de transpiration qui permet à certaines plantes comme le maïs, d'évacuer de l'eau par les stomates, sorte de pores à la surface des feuilles, lorsque la pression racinaire est trop forte. La guttation se produit généralement la nuit, en particulier lorsque les sols sont très humides.

Alors que les graines sont traitées en enrobage, permettant d'éviter, pour ces céréales des traitements aériens, les chercheurs ont eu l'idée d'évaluer la présence du neurotoxique dans ces gouttelettes. Ils ont découvert des concentrations 10 000 fois supérieures à la dose létale pour les abeilles.

Leur étude a montré que les gouttelettes d'eau issues de la guttation de plants traités les tuaient en quelques minutes si elles s'abreuvaient en utilisant leur ligule, qui est leur langue trompe.

Le fabricant de phytosanitaires a jusqu'alors profité de contradictions qui ont pu apparaître dans les différents rapports. D'autres facteurs sont en effet incriminables dans les vagues de mortalité chez cet insecte. Et comme bien souvent, la vérité est vraisemblablement multiple, comme le sont les interactions biologiques.

Comme le souligne Joe Cummins, professeur à l'université d'Ontario, c'est une combinaison de plusieurs facteurs qui doit être responsable de l'hécatombe des populations d'abeilles. Même si le neurotoxique ne tue pas directement les abeilles, il affaiblit leur système immunitaire et les expose ainsi aux différents parasites incriminés par l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA). Comme par exemple les agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures.

En tout état de cause, et parce que les abeilles jouent un rôle fondamental dans la pollinisation du monde végétal, et que le miel est un aliment aux vertus incomparables pour la santé, il est plus que temps que les politiques prennent les mesures de sauvegarde garantissant leur survie.

(D'après frequenceterre.com )

 

Durée : 19:25 - Pris le : 09 mars 2009 - Lieu : Caen, Basse-Normandie, France

 

 


Titanic apicole 2/7

Durée : 19:45 - Pris le : 09 mars 2009 - Lieu : Caen, Basse-Normandie, France

 

Les Pouvoirs de l'Oignon


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